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Financier

Quelle est la valeur d’une ESN, Entreprise de services numériques ?

Quelle est la valeur des sociétés spécialisées dans les services numériques ? C’est l’une des questions qu’on se pose le plus et à laquelle la Fédération EBEN ou des Entreprises du Bureau et du Numérique a souhaité répondre. Un livre blanc a ainsi été commandé à ce propos, à un établissement bancaire expert dans le domaine et qui assiste les entreprises IT ou ESN dans leurs fusions-acquisitions

Parmi ces ESN :

  • les éditeurs,
  • les intégrateurs,
  • les distributeurs,
  • les sociétés de conseil,
  • les opérateurs,
  • les services providers, etc.

Cet ouvrage est dédié aux entrepreneurs en services numériques qui ont l’intention d’effectuer une transmission d’entreprise, quelle que soit la raison. Cela peut toutefois être :

  • un changement d’activité,
  • un adossement industriel,
  • un départ à la retraite, etc.

Ce livre les aidera à préparer la cession et à apprendre à valoriser de la meilleure manière qui soit leurs sociétés.

Les différents critères de valorisation d’une entreprise

Avant tout, précisons qu’aucune formule exacte ne permet d’effectuer la valorisation d’une société. Celle-ci se base sur de nombreux critères relatifs à l’entreprise comme :

  • sa taille,
  • sa performance,
  • ses spécificités, etc.

Elle dépend aussi des projets que ces sociétés entendent réaliser ainsi que des acteurs qui vont les déployer. Ces critères vont ensuite être analysés afin de connaître leurs conséquences positives ou négatives sur la valorisation. L’auteur ajoute qu’il ne faut pas mélanger la valeur intrinsèque d’une société et sa valeur de vente. En effet, son prix dépend des conjonctures dans le secteur, soit de l’offre et de la demande.

Comment valoriser une entreprise ?

On utilise habituellement la méthode comparative qui se sert de l’analyse des opérations similaires étudiées dans le secteur pour effectuer la valorisation d’une entreprise. On regarde ensuite une à une les autres méthodes afin de déterminer sa VCP ou sa valeur de marché des capitaux propres. Pour les entreprises qui ne sont pas cotées en Bourse, on se réfère seulement aux 3 indicateurs de référence comme :

  • l’Earnings Before Interst and Taxes ou le Résultat d’exploitation.

EBIT = Chiffre d’affaires net une fois une fois déduites les diverses charges d’exploitation.

  • l’endettement net = Endettement Brut auquel est enlevée la Trésorerie.

L’Endettement Brut est le montant total des dettes financières à moyen et à long terme.

La Trésorerie Nette est le montant des disponibilités et valeurs immobilières de placement auquel a été enlevée la totalité des dettes financières à court terme.

  • le coefficient de valorisation du marché.

Pour les sociétés dont le chiffre d’affaires est de plus de 100 M d’euros, le coefficient pour les valeurs technologiques cotées est de 11.

Pour obtenir le VCP, il suffit ainsi de multiplier le coefficient par l’EBIT et d’y enlever ensuite l’endettement net.

Les coefficients les plus courants sur le marché des ESN sont actuellement :

  • de 6 pour les CA en dessous de 10 M,
  • de 7 pour les CA de 10 M à 50 M,
  • de 8 et plus pour les CA au-dessus de 50 M (3)

Aussi, la valeur d’une ESN qui réalise un CA de 10 M à 50 M est de 7 fois l’EBIT. Pour cela, l’auteur souligne que l’entreprise doit se spécialiser dans les technologies actuelles et répondre à ces quelques critères :

  • avoir fait 75 % au moins de ses CA avec des clients directs,
  • avoir fait 75 % minimum de ses CA avec des consultants salariés,
  • ne pas dépendre financièrement de clients de plus de 25 % maximum.

Au cas où l’une de ces conditions n’est pas respectée, on applique un abattement au coefficient.

Pour les entreprises avec un CA de 10 M minimum, surtout, celles observées par la Fédération EBEN, le pourcentage est de 6 et peut même être en dessous. Cette méthode est d’autant plus valable si une partie de leur CA se compose de négoce et non de services.

Toujours selon cette étude, pour une ESN se spécialisant dans l’infogérance, il faut considérer le CA récurrent en tant qu’indicateur de référence et on le multiplie par un multiple variant de 0, 8 à 1, 2. Cela se fait suivant le type de service fourni, la durée de sa réalisation, la marge qu’on en tire et son renouvellement.

Aussi, une entreprise d’infogérance dont les contrats s’étendent sur trois années au moins et se renouvellent automatiquement, sera plus valorisée qu’une autre avec des contrats de 1 an et non renouvelé de manière automatique.

Lors d’une transaction avec un acheteur, il est normal de revoir le calcul de différentes sommes du compte de résultat, en addition ou en soustraction de l’EBIT. Suivant la situation, il vaut mieux :

  • effectuer un lissage si de notables variations sont constatées entre deux exercices consécutifs,
  • ajuster les dotations/reprises de provisions,
  • recalculer les charges exceptionnelles (non récurrentes) se trouvant dans les dépenses courantes
  • ou, au contraire, reclasser les charges courantes et récurrentes indiquées en charges exceptionnelles,
  • ajuster les coûts et « charges » des dirigeants »…
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